Surveillance Biologique du Territoire

La Surveillance Biologique du Territoire (SBT) a pour objectif d'assurer un suivi de l'état sanitaire des cultures afin d'améliorer le raisonnement des moyens de lutte contre les bioagresseurs et de suivre l'éventuelle apparition d'effets non intentionnels des pratiques agricoles sur l'environnement. La SBT est au coeur des missions pilotées par le Ministère de l'Agriculture. FREDON Grand Est participe activement au Réseau de surveillance biologique du territoire dans le cadre de 2 grands volets d'actions : 

 

Les Bulletins de Santé du Végétal (BSV)

Avec leur parution régulière en saison, les BSV constituent de véritables bulletins de veille sanitaire à destination des professionnels (agriculteurs et conseillers). Ils permettent d'établir chaque semaine un état des lieux exhaustif de la pression des bioagresseurs par filière grâce aux relevés terrain fournies par le réseau d'observation en région. A la fois un bulletin de veille technique et réglementaire, il permet de présenter la situation sanitaire par type de filière (présence de bioagresseurs et d'auxiliaires) afin de fournir une analyse de risque pour chaque culture. Les BSV sont rédigés par un semble d'observateurs et d'animateurs par filière appartenant à différentes structures dont FREDON Grand Est (Chambres d'agriculture, instituts techniques, coopératives, etc.). Ces bulletins permettent de raisonner l'usage des produits phytosanitaires et de contribuer ainsi à atteindre les objectifs fixés par le plan Ecophyto.

 

Le suivi des Effets Non Intentionnels (ENI)

L’utilisation de produits phytosanitaires conduit à une perte de la biodiversité dans l’environnement. Le plan Ecophyto a été mis en place pour sensibiliser les agriculteurs à cette perte de biodiversité, et à les inciter à produire autrement et installer des aménagements favorables à la biodiversité. L’axe 5 du plan Ecophyto, nommé « Renforcer les réseaux de surveillance des bioagresseurs et des effets indésirables de l’utilisation des pesticides » permet la mise en place des ENI.

La biovigilance permet le suivi d’un réseau de 500 parcelles au niveau national, mis en place à partir de 2012. Le but de ce suivi est de récolter des données dans toutes les régions de France, afin d’évaluer au mieux l’impact des pratiques agricoles sur la biodiversité. Les parcelles ENI sont sélectionnées en fonction de leur représentativité territoriale, de leur type de culture et cycle de production, de leur biotope et de leurs pratiques agricoles. L’intérêt de cette diversité parcellaire est de pouvoir comparer les différents systèmes de culture par rapport aux pratiques agricoles.
Ces 4 taxons ont été choisi car jugés les mieux a mêmes de représenter la biodiversité en milieu agricole : les coléoptères, les vers de terre, les oiseaux et la flore.