La Bourgogne–Franche-Comté est la 2ᵉ région de France la plus concernée par les captages prioritaires, avec 136 captages, dont 77 % classés en raison de contaminations par les pesticides. Par ailleurs, les Schémas directeurs d’aménagement et de gestion des eaux (SDAGE) montrent que les pesticides sont à l’origine du mauvais état chimique de 90 % des masses d’eaux souterraines et de 45 % des masses d’eaux superficielles en région.
Cette vulnérabilité est accentuée par les caractéristiques propres à la région : position en tête de trois bassins versants et la nature du sous‑sol, largement constitué de structures karstiques, particulièrement sensibles aux transferts rapides de polluants. D’où l’importance de disposer d’une bonne visibilité de la contamination de la ressource en eau, afin de prioriser les actions de préservation.
Depuis les années 2000, FREDON BFC a développé une sérieuse expertise dans le suivi de la qualité des eaux vis‑à‑vis des contaminations par les produits phytosanitaires et les nitrates, aussi bien en termes d’évolution de la contamination des eaux par les pollutions diffuses, qu’en terme de spécificités liées à des contextes hydrogéologiques et/ou géographiques locaux.
Prélèvement
FREDON BFC propose la réalisation de prélèvements en eau souterraine et/ou en eau de surface. Une pompe permet de réaliser des prélèvements d’eau jusqu’à 30 m de profondeur. Les échantillons ainsi collectés, conformément aux bonnes pratiques d’échantillonnage, sont ensuite envoyés à un laboratoire agréé pour analyse. Une fois les échantillons analysés, FREDON BFC bancarise les données produites dans des bases de données existantes



Interprétation
FREDON BFC propose également l’interprétation des données de qualité d’eau au travers de divers documents de synthèse : qualité de l’année, évolution de la contamination sur la chronique de suivi, identification de enjeux et problématiques dominants…
Ces interprétations reposent à la fois sur l’aspect qualitatif (mise en évidence des différentes matières actives et métabolites) et quantitatif (niveau de concentration et conformité vis-à-vis de seuils de qualité).
Le suivi et l’interprétation de la qualité des ressources en eau sont un préalable indispensable pour orienter au mieux les maitres d’ouvrage dans leurs politiques locales de reconquête de la qualité des eaux, en identifiant notamment les actions adaptées à mettre en œuvre pour réduire, voire empêcher, ces pollutions.
En quelques chiffres, FREDON BFC c’est aujourd’hui :
- Le suivi analytique de 36 ressources en eau souterraine (2 prélèvements phytosanitaires et nitrates par an, plus suivi de paramètres physico-chimiques),
- Le suivi analytique de 7 ressources en eau superficielle (2 prélèvements phytosanitaires et nitrates par an),
- La production d’une synthèse annuelle (qualité de l’année + évolution sur la chronique) sur 48 Aires d’Alimentation de Captage (données issues des prélèvements FREDON BFC, Agence de l’Eau, ARS et données en autocontrôle si disponibles),
- La production d’une synthèse annuelle d’une cinquantaine de points de captage situés en zones viticoles (données issues des prélèvements Agence de l’Eau).
- La réalisation d’un rapport d’étude sur la contamination de la ressource en eau par les produits phytosanitaires à l’échelle de la région BFC.
Etat des lieux de la qualité des masses d'eau de BFC vis-à-vis des produits phytosanitaires
Les résultats mettent en évidence une contamination par les produits phytosanitaires pouvant être particulièrement importante, aussi bien dans les eaux superficielles que les eaux souterraines de la région. Les herbicides sont les molécules les plus quantifiées. Ces quantifications sont corrélées pour la plupart aux quantités de substances phytosanitaires actives vendues en, traduisant la pluralité des cultures présentes sur la région. Pour certaines molécules, les concentrations sont d’ailleurs supérieures aux valeurs seuils de contamination. Les secteurs les plus touchées sont les zones de grandes cultures et de viticulture présentes sur une grande partie de la région.
Pour aller plus loin, retrouvez l’intégralité de l’étude ci-dessous



